Heureux qui comme Leto...

"Je suis professeur. C'est-à-dire que, hors d'une classe, je ne suis bon à rien." ( Marcel Pagnol )

dimanche 4 janvier 2009

Ne l'achetez pas !

Ami Lecteur,

je te souhaite une bonne et heureuse année 2009 !
Et d'ailleurs, pour que ton année 2009 soit encore meilleure, je vais te donner un conseil :
ne va surtout pas acheter le premier livre de Denis Richard !
livre_denis_richardJe ne te dis pas qu'il ne faut pas le lire, chacun lit bien ce qu'il veut...
Mais ne fais pas la même erreur que moi, ne l'achète pas ! Tu perdrais 20 euros !
Enfin, les 20 euros ne sont pas totalement perdus, je peux toujours utiliser ce livre pour caler un appareil photo à bonne hauteur pour une photo de famille en mode automatique, ou encore m'en servir pour allumer mon barbecue, l'été prochain...
Bref, je vais quand même te dire pourquoi je clame haut et fort qu'il ne faut pas acheter ce livre !
Ce livre, je l'ai acheté parce que le titre m'a accroché d'abord :
Vous qui croyez me posséder
J'ai donc pris le temps de lire la quatrième de couverture, et j'ai lu que l'écrivain était comparé à Marc Levy et à Harlan Coben, deux de mes auteurs préférés.
Et c'est vrai que le résumé au dos du livre fait penser à une histoire de Marc Levy ( encore faut-il savoir la raconter ). Si on y ajoute un suspense digne de Harlan Coben, ça peut faire un excellent livre.
Pfff ! Publicité mensongère !
De plus, là, en cherchant une image du livre pour la mettre sur le blog, je tombe sur alapage.com, qui place Denis Richard dans la lignée de Guillaume Musso et de Stephen King !
Menteurs !
Bon, je ne le savais pas...
Je l'ai acheté.
Oui, j'ai dépensé 20 euros.
Qu'est-ce que 20 euros de nos jours, Ami Lecteur ?
La vie a tellement augmenté, on dépense plus facilement 20 euros aujourd'hui qu'environ 130 francs il y a sept ans.
Je lis... Je lis...
Et un seul mot suffira à retranscrire mon sentiment face à ce roman :
DECEPTION.
Mais quelle déception !
Hé ho ! Je m'attendais à un suspense digne d'Harlan Corben !
Un livre d'Harlan Coben, et surtout les meilleurs de ses livres, tu n'as pas intérêt à le commencer si tu n'as pas un peu de temps devant toi ! Parce que dès les premières pages, tu es pris par l'histoire, tu veux savoir la suite, tu te poses déjà mille questions, tu échafaudes mille hypothèses !
A la sixième page d'un Harlan Coben, tu es déjà foutu, tu ne peux plus lacher le livre, il faut que tu lises, que tu lises encore pour enfin savoir pourquoi et comment, et ce qui va arriver à son personnage phare Miron Bolitar !
Revenons à notre piètre Denis Richard... Hum...
J'en suis à la page 89.
Et je trouve ça d'un ennui !
Bon, je lui donne sa chance, je continue à lire, et peut-être trouverais-je du bon dans ce livre... Mais franchement...
Regarde Guillaume Musso par exemple !
Il a un style proche de celui de Marc Levy.
Il sait inventer des histoires qui te tiennent en haleine, pas aussi bien qu'Harlan Coben, mais autant que Marc Levy.
Mais personnellement, je trouve les fins de roman de Guillaume Musso parfois bien décevantes. Ses deux derniers livres m'ont un peu déçu sur la fin.
En refermant les deux derniers livres de Musso, je ne pouvais m'empêcher de penser que Marc Levy aurait mieux su terminer cette histoire.
Ben Denis Richard, c'est dès le début aussi décevant que la fin d'un Guillaume Musso.
En fait, c'est une fin ratée depuis la première page du livre.
Mais bon, je continue à lire, je me dis que peut-être la fin sera surprenante, à défaut de m'avoir tenu en haleine jusque là.
Donc je ne déconseille pas de le lire...
Mais franchement, emprunte le, Ami Lecteur, vole le !
Mais ne va pas gaspiller 20 euros pour acheter ce livre décevant.
Ne donne pas l'espoir d'être un bon écrivain à Denis Richard en lui faisant gagner davantage de l'argent par ce livre !
Dans ce livre, l'action se passe à Paris. Et ça se voit que Denis Richard ne connait pas Paris. Au départ, je me suis dit qu'il n'avait jamais dû mettre les pieds à Paris, et qu'il avait écrit son livre avec un guide touristique ! C'est l'impression qu'il donne ! Mais j'ai trouvé sur internet qu'il était de Montréal, et qu'il était venu à Paris pour préparer son roman. Ben ça se voit !
On a l'impression de découvrir un Paris déformé à travers la vision d'un touriste un peu niais.
Bon, ça tombe bien, le personnage principal est un écrivain américain, venant à Paris pour la première fois.
Mais comment sait-il, sans guide touritisque ni rien, que telle maison avait été habitée par Victor Hugo, ou que Balzac avait voulu acheter le château Moncontour ?
Je suis prof de français et je ne connais pas de tels détails.
C'est le genre de détails qu'on trouve uniquement dans un guide touristique.
Quand je lis ce genre de passage, je vois l'écrivain, Denis Richard, qui écrit son livre, avec son guide touristique de Paris à côté de lui.
A côté de ça, les personnages manquent totalement de profondeur. Dire que certains osent le comparer à Stephen King, ce maître de la complexité en matière de personnages !
On voit arriver les effets trois pages avant de les lire.
Et surtout il n'y a aucun suspense dans cette histoire peu passionnante.
On dirait du Marc Levy copié et mal digéré, régurgité dans le seul but de faire du chiffre en surfant sur la vague Levy-Musso...
Bref, tu l'auras compris, et ce n'est finalement que mon avis, cela n'engage que moi.
Ne va pas acheter ce livre !

Posté par profdusud à 12:08 - Leto et les livres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


vendredi 14 novembre 2008

Réponses de Leto

Ami Lecteur,

après les commentaires de quelques visiteurs de ce blog, qui ont répondu à la question suivante : Quel est ton livre préféré ? ,Amis Lecteurs que je remercie d'avoir pris le temps de se prêter au jeu des questions, voici donc comme promis mes propres réponses à ces questions :

le livre que j'ai le plus adoré lire :
( je ne sais pas qui pose les questions, mais voilà bien une question qui aurait pu être mieux tournée, enfin bon... )
c'est difficile, j'ai eu des périodes, j'ai eu des auteurs, et j'ai souvent adoré certains livres, selon les époques...
J'ai adoré lire La nuit des temps de Barjavel. C'était alors mon livre de référence.
J'ai adoré lire Les fourmis de Werber. Ce fut aussi mon livre de référence.
J'ai adoré lire Dune de Frank Herbert. C'est resté je pense LE livre que j'ai le plus adoré lire.
Quoique, j'ai été très troublé par l'histoire de La prochaine fois, de Marc Levy, au point de finir par faire tatouer un Ankh égyptien dans mon cou.

celui que j'ai relu dix fois :
c'est Dune de Frank Herbert, et toute la série de Dune même.

celui que j'emmènerais sur une île déserte :
lol je vais manquer d'originalité dans mes réponses, mais c'est aussi Dune de Frank Herbert, parce que c'est un livre que tu peux lire et relire, même en connaissant la fin, tu te délectes à chaque lecture de la richesse de l'univers créé par cet auteur, et aussi de la manière dont les pensées et les paroles des personnages instaurent un jeu politique prenant. Très formateur en matière de Rôle Play pour ceux qui pratiquent le jeu de rôle.

celui que j'aurais voulu écrire :
Et si c'était vrai, de Marc Levy.

celui qui m'a fait pleurer :
euh... Je cherche bien... Je ne me souviens pas d'un livre qui m'ait pleurer...
Désolé...

celui qui m'a fait rire :
Pour en finir une bonne fois pour toute avec la culture de Woody Allen.
Et aussi ( en déplaise à Arqevith ) Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis.

celui qui m'a gavé :
difficile de retrouver un titre de roman.
En général, quand ça me gave, je ne le lis pas, je passe au suivant, et j'oublie vite le titre !

celui que je n'ai jamais eu le temps de terminer, et pourquoi :
J'ai toujours le temps de terminer les livres que je lis, quitte à lire la nuit, ou à délaisser momentanément mes autres occupations.
C'est dans Comme un roman, si je me souviens bien, que Daniel Pennac disait que l'excuse "je n'ai pas le temps de lire" pour justifier qu'on ne lit pas est la plus mauvaise des excuses, même s'il ne le disait pas avec ces mots-là...
Quand on a envie de lire, on prend le temps.
On trouve toujours du temps pour lire, ne serait-ce que cinq minutes par ci, cinq minutes par là.

celui que j'aurais aimé que mon écrivain préféré écrive :
euh... D'abord, je devrais définir qui est mon écrivain préféré !
Or, c'est déjà une question bien litigieuse...
Hé oui, je ne voudrais vexer ni Marc Levy, ni Victor Hugo.
D'ailleurs, à ce propos, Victor me disait le week-end dernier qu'il était lui-même très étonné par le succès de certaines de ses oeuvres...
Hum, bon, j'arrête de raconter n'importe quoi, j'avoue, je n'ai pas rencontré Victor Hugo ce week-end... La dernière fois que je l'ai croisé, il était en voiture, je m'en souviens, et moi à pied, on n'a pas eu le temps de discuter.
Il m'a quand même fait un élégant geste de la main pour me saluer, et j'ai fait comme si je ne l'avais pas vu, parce que je n'avais pas envie qu'il s'arrête pour venir encore me clamer ses Châtiments...

celui que je n'ai jamais réussi à lire en entier, et pourtant j'ai essayé ! :
facile... Sans aucun doute possible : voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline.
Je devais le lire à la fac, évidemment.
Et je n'ai jamais pu le terminer... Il y avait toujours un moment où je décrochais.
Après l'année où je devais l'étudier obligatoirement, je l'ai souvent recommencé, pour deux raisons :
je n'aime pas qu'un livre me résiste comme ça peut-être, mais surtout parce que j'ai toujours aimé le style d'écriture de cette oeuvre, cette ponctuation comme hasardeuse, mais qui crée un sens parfois ambigü, une polysémie délicieuse qui étonne, surprend le lecteur.
Je lisais ce roman pour son écriture. Mais jamais je n'ai réussi à tenir le fil de l'histoire, et pourtant je prenais même des notes pour y arriver. Je finissais toujours par me lasser.
Tiens, ça me rappelle le Seigneur des Anneaux de Tolkien.
Autre oeuvre géniale, dans un autre registre, et qui a passionné des millions de lecteurs...
Et bien, moi je n'ai pas pu.
Je le dis, sans honte, le Seigneur des Anneaux, je ne peux pas le terminer !
J'ai dû m'y attaquer trois ou quatre fois dans ma vie, à des âges différents, et à chaque fois, j'ai trouvé cette écriture d'une lourdeur, mais d'une lourdeur telle que j'avais du mal à suivre l'intrigue.
Et le pire, c'est que lorsque je parvenais ( enfin ! ) à savoir qui était qui, qui faisait quoi, quel était la quête en cours, et à m'intéresser un tant soit peu aux personnages, enfin quand j'arrivais à entrer dans l'histoire, hop, changement de lieu, changement total de personnages, fallait tout recommencer avec d'autres personnages, dans une histoire qui n'avait rien à voir, même si le tout était lié. Et parfois, quand on revenait enfin aux premiers personnages oubliés depuis belle lurette, il fallait se rappeler soudainement qui ils étaient, qu'est-ce qu'ils faisaient là eux, etc...
Bref, au bout d'un moment, je décrochais, évidemment.

celui que j'ai déjà conseillé à mes amis :
cela dépend de l'ami(e).
Cela dépend de ma période...
A mes élèves, je conseille souvent Dune, de Frank Herbert, ou Harry Potter.
Suivant à qui je m'adresse, je conseille donc Dune de Herbert, Et si c'était vrai de Marc Levy, ou Oui-Oui au pays des Lutins... lol ( mais noooonn, je rigoooole ! Oh là là ! )
Je ne conseille plus du Barjavel, mais je l'ai conseillé autrefois...
Je conseille une de mes auteurs préférés : Anne Rice.
Je conseille aussi depuis quelques temps les romans de Harlan Coben.

celui que je conseille tout le temps à mes amis :
depuis quelques années, je conseille presque tout le temps soit Marc Levy, soit Harlan Coben.
Deux styles différents : parfois je conseille l'un, parfois l'autre, ou les deux, suivant à qui je m'adresse.

celui que j'ai acheté en premier dans ma vie :
un de mes tous premiers livres à moi, un de ceux qui ont commencé à former ma première bibliothèque, c'était Retour à la montagne, de Roger Frison-Roche, et Un sac de billes de Joseph Joffo.
Bien entendu, c'était monsieur Dupré qui me les avait fait acheter pour les étudier en classe de cinquième !
Je ne me souviens pas de lectures avant monsieur Dupré, ce professeur qui a fait de moi un professeur...
Et pourtant je lisais...
D'ailleurs au collège, je lisais tout ce qui me tombait sous la main, sans retenir un seul nom d'auteur, parfois sans retenir aucun titre, j'ai lu des classiques, sans savoir qu'ils étaient des classiques, et j'ai parfois été surpris de les retrouver plus tard dans ma vie au détour de mes études...

celui que j'ai acheté en dernier :
j'ai acheté tout récemment deux livres d'Anna Gavalda :
Ensemble, c'est tout
J'aimerais que quelqu'un m'attende quelque part
.

celui que j'ai lu en dernier :
lol je me suis inscrit tout dernièrement à la Bibliothèque de Valence, et du coup, j'ai emprunté les 19 tomes de la BD XIII.
Je connaissais les premiers, mais pas les autres.
Je les ai tous relus ou lus en bloc, le week-end dernier.
Donc désolé, ce n'est pas un roman.
Sinon, j'ai relu récemment les robots d'Asimov. J'aime beaucoup Asimov quand ce sont des histoires avec les robots.
Et là, actuellement, je lis un livre qui ne te dira rien, c'est de la SF, comme j'avais acheté et lu La grande Porte de Frederik Pohl, j'ai été attiré par la suite, emprunté à la bibliothèque de Valence donc, les pilotes de la grande porte.
Mais pour l'instant, je ne trouve pas ça fameux...

celui que j'ai volé :
pfff, n'importe quoi ces questions !
Un prof, ça ne vole pas ! ça lit tout ce qu'il veut, pas besoin de voler...

celui que j'ai emprunté et jamais rendu :
ben c'est du vol non ?
Purée, elles sont nulles ces questions !

celui qu'on m'a volé :
Ah ! On y vient !
C'est le moment où je vais pleurer... lol
Non, sans blague, un souvenir presque douloureux...
Quand j'étais petit, ( lol ), ( je n'étais pas grand, rooo, ça va hein, on connait ! ), donc quand j'étais petit, je possédais des bandes dessinées... Des Tintin principalement.
Ma mémé, elle me donnait des sous quand c'était mon anniversaire, ben oui, et j'achetais des bandes dessinées avec !
Et j'étais en colonie de vacances ( lol t'en as rien à faire hein ? ) et un garçon m'a emprunté Tintin et le Crabe aux Pinces d'Or !
Je l'adorais ce Tintin-là !
Après, je suis allé le réclamer, il m'a dit qu'il l'avait soit-disant posé sur le bord de la fenêtre ! Je suis allé chercher un mono, on a même fouillé sa valise, à ce sale petit voleur de Tintin ! Jamais retrouvé ! Je l'ai bien regretté ce Tintin !
Et jamais racheté depuis toutes ces années ! lol
Fin de la séquence émotions !

celui qu'on m'a emprunté et jamais rendu :
Mon Tintin et le Crabe aux Pinces d'Or !
Si !
Même que c'était quand j'étais petit, ( et que je n'étais pas grand, purée, t'es un vrai rigolo toi ! ), et que j'étais en colonie... Quoi ? Tu connais déjà l'histoire ? ... Hum... T'étais pas en colo avec moi toi des fois ? Tu m'aurais pas piqué un tintin, toi des fois ? !!!

celui que j'ai perdu :
T'es fou ou quoi, Ami Lecteur !
Je n'ai jamais perdu un livre moi !
Ma bibliothèque, elle me suit depuis des années !
Les livres c'est sacré !
Enfin, si, juste une fois, mais on me l'a volé, c'était un Tintin... Enfin je ne vais pas recommencer, hein, sinon je vais pleurer !

celui que j'ai lu à la Fnac, assis sur la moquette dans un coin du rayon livres :
Euh... Je n'y suis jamais arrivé à lire un livre en entier à la Fnac !
J'admire ceux qui y parviennent.
Pas que je sois gêné par ceux qui m'entourent, je pourrais lire tranquillement dans une classe du 93 ( prononcer 9.3, c'est plus style ! ) en pleine crise de folie !
Mais j'ai l'impression de faire quelque chose de mal, lol...
Personnellement, je déteste que quelqu'un ouvre et lise un roman neuf que je viens d'acheter, donc je ne le fais pas, c'est tout...

celui qu'on m'a prêté :
je ne sais plus...

celui que j'ai lu à l'école et que j'ai adoré :
pour moi, école veut dire collège, je ne parlerai pas du lycée ou de la fac...
Un sac de billes de Joseph Joffo.
La nuit des temps de Barjavel.

celui que j'ai lu à l'école et que j'ai détesté :
Aucun.

celui que je devais lire à l'école et que je n'ai jamais lu :
je ne m'en souviens plus, je ne sais pas si c'est arrivé...

Voilà !
Ouf !
C'est trop long, ces questions !
Je comprends que peu d'Amis Lecteurs aient répondu !
C'est n'importe quoi de les poser !
C'est trop nul ce blog ! pfff ! lol

Posté par profdusud à 00:30 - Leto et les livres - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 10 novembre 2008

Ton livre préféré ?

beau_livreAmi Lecteur,

parle-moi un peu de toi...
Quel est ton livre préféré ?
Et si tu veux, tu peux même avoir pleins de livres préférés, et répondre aux questions suivantes :
le livre que tu as le plus adoré lire,
celui que tu as relu dix fois,
celui que tu emmènerais sur une île déserte,
celui que tu aurais voulu écrire,
celui qui t'a fait pleurer,
celui qui t'a fait rire,
celui qui t'a gavé,
celui que tu n'as jamais eu le temps de terminer, et pourquoi,
celui que tu aurais aimé que ton écrivain préféré écrive,
celui que tu n'as jamais réussi à lire en entier, et pourtant tu as essayé !,
celui que tu as déjà conseillé à tes amis,
celui que tu conseilles tout le temps à tes amis,
celui que tu as acheté en premier dans ta vie,
celui que tu as acheté en dernier,
celui que tu as lu en dernier,
celui que tu as volé,
celui que tu as emprunté et jamais rendu,
celui qu'on t'a volé,
celui qu'on t'a emprunté et jamais rendu,
celui que tu as perdu,
celui que tu as lu à la Fnac, assis sur la moquette dans un coin du rayon livres,
celui qu'on t'a prêté,
celui que tu as lu à l'école et que t'as adoré,
celui que tu as lu à l'école et que t'as détesté,
celui que tu devais lire à l'école et que tu n'as jamais lu...

Allez, ne fais pas le timide !
Un petit comm' de rien du tout, juste pour me dire quel est ton livre préféré !
Tu peux juste donner le nom de ton livre préféré, rien de plus, ou tu peux décider de répondre à toutes les questions que je te pose !

Que dis-tu ?
Moi ? Mon livre préféré ?
Hé ho ! J'ai posé la question en premier, hein !
Alors, commence par lâcher ton comm', dis-moi quel est ton livre préféré, et après, je te dirai quel est le mien.
Mieux, rien que pour te gaver, je répondrai à toutes les questions.

Posté par profdusud à 20:01 - Leto et les livres - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 31 octobre 2008

Qui aime Anna Gavalda ?

Ami Lecteur,Anna_Gavalda

j'ai lu Anna Gavalda, et plus précisément sa nouvelle I.I.G.

Au départ, je n'ai pas trop fait attention au titre, j'ai bêtement confondu IVG et IIG.
Roo ! Le nul !
IVG : Interruption Volontaire de Grossesse
IIG : Interruption Involontaire de Grossesse
Est-ce que cela a joué dans ma lecture de la nouvelle ?
Certainement.
Mon vécu a-t-il joué un rôle également ?
Bien sûr que oui.
Mais au delà de ça, Anna Gavalda est formidable.

La nouvelle est poignante.
Il s'agit d'une femme qui attend un bébé, et qui nous décrit si bien comment une femme qui attend un enfant le vit pleinement, à chaque instant, à chaque seconde de sa grossesse.

gavalda2Cette nouvelle est un chef-d'oeuvre de concision.
Pas un mot de trop. Pas un mot qui ne porte pas.
Chaque parole, chaque explication de l'état de félicité de cette femme enceinte nous amène vers le dénouement tragique.

Peut-être faut-il avoir vécu une IIG en tant que femme, en tant que futur père aussi, pour comprendre comme je comprends cette nouvelle, pour percevoir combien cette nouvelle est poignante.
Mais je ne crois pas, Ami Lecteur.
Anna Gavalda.
Il aura fallu cette femme pour permettre à chacun de comprendre ce que c'est pour une mère que de perdre son enfant avant même qu'il ne vienne au monde.
Nous qui avons vécu cette souffrance, nous comprenons tellement bien, mais enfin les autres peuvent comprendre ce qu'on ressent alors.
Et le plus douloureux, c'est parfois la manière dont cela se passe, comme si pour le reste du monde cela n'avait aucune importance.
Pour beaucoup de gens, il suffit de remettre ça, comme si avant la naissance, l'enfant à venir n'existait pas.
Mais la mère qui a senti l'enfant bouger dans son ventre, elle ne voit pas les choses ainsi.
Pour elle, l'enfant existe.
Je ne sais plus dans quel pays on compte l'âge des gens à partir non pas de leur naissance, mais de leur conception...
Les parents imaginent un enfant, surtout s'il est très attendu.
Ils le rêvent déjà, ils le voient déjà, ils l'imaginent déjà dans leurs bras.
Et quand on voit la manière dont sont traitées ces mères en souffrance au moment où elles ont besoin de soutien, c'est une honte.
Je pense que cette nouvelle devrait être inscrite au programme de formation des personnels qui accompagnent les futures mères.
Grâce à Anna Gavalda, ils comprendraient ce que peut ressentir une mère et même un père qui ont un enfant à naître, et qui ne naîtra pas.

Je sais bien qu'on ne peut pas incriminer l'ensemble d'une profession, il y a des gens formidables certainement.
Mais où sont-ils donc ?
Parce qu'ils sont si peu nombreux malheureusement.

Cette nouvelle est d'une grande justesse.
Et elle donne à réfléchir...

Sur la fin d'ailleurs, au delà de l'I.I.G., on voit également la souffrance cachée.
Lorsque quelqu'un a mal de quelque chose, que ce soit la perte de son bébé pas encore né, ou la disparition d'un ami très cher, ou un amour malheureux, le monde lui continue de tourner.
Et les autres ne comprennent pas, ne comprendraient pas pourquoi on a soudain envie de dire STOP.
Parfois on a envie de ne plus continuer à faire semblant.
Mais il faut faire semblant, il faut sourire, il faut se lever le matin, et il faut faire comme si de rien n'était.
Et personne ne s'aperçoit que le monde s'est soudainement écroulé, que la Terre ne tourne plus aussi rond que la veille...
Il faut faire semblant.
Et parfois, c'est dur, c'est tellement difficile de sourire.
Mais la Terre continue à tourner, alors il faut continuer de tourner avec elle, et avec tous les autres, qui ne s'arrêtent pas.

Bref, Ami Lecteur, si tu n'as pas lu Anna Gavalda, achète, emprunte, vole, fais comme tu veux lol, mais procure-toi les oeuvres d'Anna Gavalda.

J'ai lu Je l'aimais, une histoire où un homme quitte sa femme, et où le beau-père ou le futur-ex-beau-père de la femme quittée vient la soutenir en lui racontant sa propre histoire, lui qui n'a pas su quitter une femme pour celle qui était réellement l'amour de sa vie.
Tout Anna Gavalda encore : une belle histoire, bien écrite, bien menée par son auteur, qui nous emporte, et qui nous donne à réfléchir.

Je lis donc en ce moment Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.
D'où est extraite la nouvelle I.I.G.

J'ai acheté ( ben oui, je ne l'ai pas volé ! lol ) Ensemble, c'est tout, que je n'ai pas encore lu, et dont je te parlerai certainement, Ami Lecteur.

Au passage, Ami Lecteur, j'aime beaucoup ces trois titres !

Sinon, il y a aussi La consolante.
Mais je n'ai pas lu, et pas encore acheté même...

levy3Voilà, après Marc Levy ( qui m'avait gentiment écrit, tu t'en souviens ?  .... Mais si ! Clique ici, tu verras ! ), je te parle d'Anna Gavalda.
Bon, ne va pas croire que je ne lis que ça...
Je ne te parle pas de tout non plus dans ma vie ! lol
Et puis, pour écrire à Harlan Coben, faudrait d'abord que je retravaille sérieusement mon anglais !

Mais ne t'inquiète pas, je ne ferai pas comme pour Marc Levy, je ne vais pas usurper l'identité d'Anna Gavalda !
Franchement, en dépit de tous les maigres dons d'acteurs que je peux avoir, je ne crois pas que mes élèves me croiraient une seconde si je leur disais être Anna Gavalda...
Quoique...
Et si j'essayais... ? lol
Hé hé hé... L'idée m'emporte déjà loin de cet article, Ami Lecteur... Faut que j'y réfléchisse.
Promis, on en reparlera !

Posté par profdusud à 21:38 - Leto et les livres - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 12 juin 2008

Jeux de mots Hugoliens

Victor_HugoAmi Lecteur,

suite à une discussion avec Arqevith, qui disait en commentaire que l'écriture "est un courant, une vague sur laquelle on glisse et dont les mots coulent tels le cours d'un ruisseau"...

Je lui répondais qu'il parle là du premier jet.
Le premier jet d'écriture est pour celui qui aime écrire assez libératoire, jubilatoire même.
Mais après il y a toujours un énorme travail de réécriture.
Et les auteurs font beaucoup qu'on ne le pense attention à la forme, après avoir mis en place le fond.

Proust était une horreur pour son éditeur, car quand celui-ci lui présentait le texte final, il réécrivait encore et toujours son texte. Il notait dans les marges, il collait des feuilles pour des rajouts quand ce qu'il ajoutait ne rentrait plus dans les marges... L'éditeur qui pensait avoir terminé son travail avait parfois tout un livre à rééditer !

Et Victor Hugo...
Victor Hugo a placé intentionnellement des clins d'oeil dans ses oeuvres que nous ne décelons pas toujours à la première lecture.

Ainsi, dans son oeuvre majeure, les Misérables...

Au début du roman, Jean Valjean qui sort de prison arrive dans une ville. C'est le soir. L'orage gronde. Il sera accueilli par Mgr Myriel, à qui il volera deux chandeliers d'argent. Pour la petite histoire, (pour l'Ami Lecteur qui n'aurait pas eu la chance de lire Les Misérables ), pris par les gendarmes, Jean Valjean sera ramené devant Mgr Myriel, et ce dernier dira qu'il a donné lui-même ces chandeliers en argent à l'ancien forçat. Cet acte de bonté pour un ancien bagnard changera la vie de Jean Valjean...
Bref, Jean Valjean n'est pas un homme très digne au début de ce roman.
Or, cet homme indigne arrive ce soir-là dans la ville de... Digne !

Le choix des noms du roman n'est pas dû au hasard non plus, et montrent le plaisir d'Hugo à faire des jeux de mots :
les parents de Cosette, la célèbre héroïne du roman sont Fantine et Tholomyès.
Dans le chapitre VII du Livre Troisième, Tholomyès va démontrer qu'il est un excellent orateur, instruit et cultivé. Il dira d'ailleurs le faux proverbe délicieux :
"Bière qui coule n'amasse point de mousse !"
Il dit ensuite dans le même passage :
- "Vrai comme je m'appelle Félix Tholomyès, je parle bien."
Fantine, quant à elle porte un prénom qui vient du latin Fans, Fantis, forme au participe présent du verbe Fors,faris, fari, fatus sum, qui se traduit par PARLER.
Alors quand un gars qui parle bien rencontre une fille qui s'appelle PARLER... Que font-ils ?
...
Ben, Ami Lecteur, ... ils font la causette... ( Cosette )

Cosette est le surnom que Fantine donne à sa fille, mais pour preuve que tout cela est réfléchi par Victor Hugo, le vrai prénom de Cosette, c'est Euphrasie.
Euphrasie,
selon l'étymologie grecque, c'est la bien-disante, l'agréable et bonne parleuse.
C'est donc tout aussi logique que son surnom soit Cosette !

Autre jeu de mots autour de ce prénom :
Gavroche s'exclame à l'adresse de Jean Valjean :
- "dépêchez-vous, monsieur Chose, puisque mamselle Chosette attend"
Cosette serait-elle appelée ainsi parce qu'elle serait finalement une petite chose ?

Dernier exemple des jeux de mots Hugoliens :
les révoltés montent une barricade devant le cabaret Corinthe.
Et pour empêcher les soldats de les atteindre, et bien renforcer leur barricade, ils renversent un omnibus.
Et là, un proverbe est cité :

"Non licet omnibus adire Corinthum" : il n'est pas permis à tout le monde d'aller à Corinthe.
Or, pour empêcher d'arriver au cabaret Corinthe, c'est justement un omnibus que renversent les insurgés !

Ami Lecteur, lis et relis Victor Hugo, c'est un régal !
Quel génie ! Et quel grandiose travail d'écriture !
   

Posté par profdusud à 20:25 - Leto et les livres - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 21 février 2008

Marc Levy m'a écrit !

levy4

Non, Ami Lecteur, tu ne rêves pas !
Tu vois très bien le nom de Marc Levy comme expéditeur du mail que je viens de recevoir.

levy1Je m'attendais à ce qu'il me réponde un jour, mais pas si rapidement, puisque sur son site internet, il prévient qu'il prend la peine de répondre personnellement aux mails qu'l reçoit, mais que parfois cela prend beaucoup de temps, surtout quand il est en période d'écriture.
Or, je savais également qu'il a un roman en préparation pour 2008.

Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir cette réponse !

Bref, je me devais de te faire partager ce petit mail.
Ami Lecteur, c'est juste entre nous, pas la peine d'ébruiter l'affaire évidemment.
Mais je lui avais écrit parce que je devais lui présenter des excuses.
Mais je ne te dis pas à quel propos : je te laisse découvrir cela dans le mail que je lui avais envoyé au mois de janvier 2008.

De : SITE MARC LEVY [mailto:Jean-Paul.M********@ac-grenoble.fr]
Envoyé : vendredi 18 janvier 2008 11:45
À : marc.levy@btopenworld.com
Objet : Excuses d'un enseignant

Name: M******** Jean-Paul

Email:
Jean-Paul.M********@ac-grenoble.fr

Subject: Excuses d'un enseignant

Message: Bonjour Marc Levy,
je vous écris pour vous présenter des excuses un
peu particulières...
Je suis enseignant, professeur de français en
collège et lycée, actuellement dans un lycée, où
j'ai des classes d'élèves qui annoncent ne pas
aimer lire, ne jamais lire, surtout pas, puis
découvrent vos oeuvres, et les lisent avec grand
plaisir.
Avant de vous prier de m'excuser, je vous remercie
donc pour le plaisir que m'ont procuré vos
oeuvres, et le plaisir pour un enseignant
d'entendre une élève dire : " pour la première
fois, j'ai emprunté un livre à la bibliothèque du
lycée : "Et si c'était vrai..." de Marc Levy."
C'est à propos de "Et si c'était vrai..." que j'ai
des excuses à vous présenter.
J'ai trouvé un moyen de présenter ce livre d'une
manière originale à mes élèves.
Je fais exprès d'arriver en retard à la fin d'une
récréation, et je m'excuse auprès d'eux en
signalant que mon éditeur m'a contacté en salle
des profs à la récré.
Et j'ajoute :
"D'ailleurs, vous me ferez penser à vous faire
noter une absence prochaine, je dois aller à Paris
voir mon éditeur la semaine prochaine.
Allons, commençons le cours maintenant..."
Mais les élèves curieux :
" Vous écrivez des livres monsieur ?"
Et là, je leur explique que oui, mais pourtant
tout le monde est au courant dans l'établissement,
que j'ai pris mon deuxième prénom MARC et le nom
de jeune fille de ma mère LEVY.
Là, un élève au premier rang a les yeux qui
brillent et s'exclame :
- " Ma mère adore Marc Levy ! "
Ensuite je leur présente l'histoire de "Et si
c'était vrai..." comme si j'étais vous.
Par chance, au début de l'année, quand je ne me
souviens pas du prénom d'un élève, je l'appelle
automatiquement "Arthur", je leur dis que j'aime
bien ce prénom depuis le début de l'année... Donc,
ils trouvent logique que le personnage principal
soit Arthur.
Je peux vous dire que c'est un bonheur d'être
durant un court instant Marc Levy !
Et de voir les élèves adorer l'histoire de votre
livre.
Au passage, je montre les autres oeuvres...
Je les leur conseille, et spécialement "la
prochaine fois" que j'ai adoré... écrire (
entendez : lire ).
Ils me pressent de leur raconter la fin de cette
histoire merveilleuse ... Arthur sauvera-t-il
Lauren ?... Et je leur précise que le livre se
trouve au CDI. Ils peuvent l'emprunter évidemment...
Enfin, je redescends sur terre, et je leur précise
que je ne suis pas Marc Levy, qu'ils viennent de
voir une manière originale de présenter un livre,
et que j'espère qu'ils auront des idées pour en
présenter eux-mêmes de manière originale.
L'an dernier, dans mon ex-collège, le CPE a eu
vent de l'histoire, et m'a appelé monsieur Marc
Levy tout le reste de l'année... C'était amusant.
Voilà, j'espère que vous m'excuserez d'avoir
usurpé votre identité le temps d'un cours, pour
mieux présenter votre oeuvre.
J'aime beaucoup ce que vous écrivez.
Mais on doit souvent vous le dire...
Ma femme aime beaucoup ce que vous écrivez.
Mais beaucoup de femmes doivent vous le dire aussi.
Je ne vous dérange pas plus longtemps, je vous
souhaite une heureuse année 2008, beaucoup de
bonheur, encore davantage de réussite, et j'espère
que vous continuerez longtemps à nous apporter
beaucoup de plaisir et de rêve.

Monsieur M******** Jean-Paul

( Ben oui, quoi, je ne signe pas Leto. C'est quand même une lettre officielle d'excuses, et tout et tout ! )

Et voilà sa réponse :

De Afficher l'en-tête détaillé des messagesMarc Levy <marc.levy@btopenworld.com>
Envoyé Jeudi, Février 21, 2008 7:31 pm
À 'SITE MARC LEVY ' <Jean-Paul.M********@ac-grenoble.fr>
Objet RE: Excuses d'un enseignant

Bonjour Jean Paul,

Pardon de cette réponse à la fois tardive et trop brève, mais je suis en
train de terminer d’écrire le prochain roman et, les journées de travail se
finissent très tard.
Merci à vous, mille fois de votre mail , cela me touche vraiment beaucoup et
tous vos mots me vont droit au cœur.
Si je passe par Grenoble à la rentrée je serai heureux de venir vous saluer
dans votre Lycée.
Je vous envoie toutes mes amitiés.
Marc Levy

levy2Et voilà, Ami Lecteur.
Mais si tu ne connais pas Marc Levy, cours acheter Et si c'était vrai... levy3ou encore La prochaine fois.
Tu vas adorer !

Promis, je te fais une fiche de lecture sur ces deux livres dans peu de temps, mais bon, je ne te ferai pas croire que je suis Marc Levy.
Toi, tu crois déjà que je suis un prof de français !  ;-)

Posté par profdusud à 20:50 - Leto et les livres - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1