Heureux qui comme Leto...

"Je suis professeur. C'est-à-dire que, hors d'une classe, je ne suis bon à rien." ( Marcel Pagnol )

jeudi 10 juillet 2008

Vacances du blog

vangogh9
Ami Lecteur,

le jour J du déménagement approchant, le moment est venu de mettre le blog en mode vacances.
Je ne sais pas quand j'aurai de nouveau le net, Ami Lecteur.

vangogh10Ne pouvant pas surveiller durant mon absence les interventions sur ce blog, et étant responsable d'éventuels propos injurieux, racistes, xénophobes, homophobes, ou autres des visiteurs indélicats, je mets en place l'option : modérer les messages.
Dorénavant, l'Ami Lecteur pourra en poster, mais ils ne seront pas publiés sans mon accord.
Et comme je ne serai pas là au moins deux ou trois semaines, voire plus sait-on jamais, ils ne seront donc pas publiés avant ce délai.

Bonnes vacances à l'Ami Lecteur qui a cette chance, et bon courage à celui qui travaille sous le soleil de juillet !
Et bon déménagement à celui qui déménage lui aussi ! Je sais ce que c'est ! lol

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jeudi 3 juillet 2008

Ingrid Betancourt

ingrid_betancourtAmi Lecteur,

je sais que c'est un article de plus, tout le monde doit en parler aujourd'hui, mais ni toi ni moi ne pouvons passer sous silence l'annonce hier soir de la libération d'Ingrid Betancourt.

Hier soir, j'étais moi aussi devant la télévision quand nous avons appris cette nouvelle.

Six ans, quatre mois et neuf jours de détention.

Comme le fait Marion sur le site de l'ALGG, et comme je l'avais fait à propos de la disparition de Lazare, j'aimerais te demander où tu étais il y a six ans, quatre mois et neuf jours...

Février 2002.
J'étais dans mon année de stage, après avoir obtenu mon concours en 2001.
Je travaillais toujours au collège Lis Isclo d'Or de Pierrelatte, où j'avais enseigné pour la première fois l'année précédente, avec Joakim, Anaïs, Fanchon, Loïc, et les autres...
2002 est l'année de notre départ en Martinique, le 12 juillet.
Clara est née en novembre 2002, à Fort-de-France.

Six ans qui sont toute la vie de ma petite Clara...

Six années d'une vie, qui sont bien vite passées pour nous...
Six années qui furent une éternité pour les enfants d'Ingrid.

Quel bonheur, quelle joie immense pour eux de retrouver leur mère.

Alors, dis-moi, Ami Lecteur, tu étais où il y a six ans ?

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lundi 26 mai 2008

Le second degré

vangogh5Ami Lecteur,

j'ai reçu un mail d'une lectrice qui me dit que je crache dans la soupe, et que c'est l'Education Nationale qui me fait vivre, que je ne devrais pas l'oublier...

Je te demande donc, Ami Lecteur, de ne pas oublier lorsque tu lis les articles de ce blog qu'il ne faut pas forcément tout prendre au premier degré. Le souci de la communication sur le web en général, c'est l'absence d'indications visuelles ou sonores sur son interlocuteur, qui permettent en temps normal de comprendre à quel moment celui-ci plaisante, à quel moment il est ironique, et à quel moment il est sérieux.
C'est pourquoi je n'en veux pas à cette lectrice pour son commentaire.

Mais tout d'abord, sache, Ami Lecteur, que si je m'étais lancé dans l'expérience blogesque avec l'intention de dire du mal des autres, d'être bête et méchant, de me défouler sur tout et n'importe quoi, je n'aurais pas affiché ma photo, ni indiqué mon vrai prénom ( si, si, Leto est un surnom, mais lis bien les articles du début. ), ni les photos de ma famille, sans parler du fait d'indiquer assez bien où je vis.

Si je t'ai heurté, Ami Lecteur, avec un article ou un autre, je te prie de bien vouloir m'en excuser. Ce n'était pas mon intention.
Par contre, je ne suis pas là non plus pour mentir.
Certains élèves sont insupportables ?
Certains élèves parlent mal, entre eux, et devant les enseignants ?
Certains élèves sont désobligeants et insolents, ne respectent pas leurs profs ?
Le proviseur-adjoint de mon lycée actuel ( pour très peu de temps encore, ouf ) n'est pas correct ?

Tout ça, c'est du vécu, un constat de vécu de collègues, et je n'exagère aucun fait rapporté dans ce blog.
ça gêne certains ?
C'est bien dommage.
Mais je ne vais pas mentir pour cacher ce qui est.
Quand je me sens mal, je le dis, quand je suis content, je le dis.
Je ne m'attaque à personne. Et encore moins à une catégorie. Je n'ai jamais dit que tous les élèves étaient des monstres ! Si je pensais ça, je ne ferais pas ce métier ! Je n'ai jamais dit que tous les chefs d'établissement étaient lamentables !

Et je ne me considère comme dépositaire du savoir universel, je ne suis qu'un prof parmi tant d'autres. Avec ses qualités et avec ses défauts.
Pourquoi faut-il donc toujours que les gens jugent toujours les autres sur des à priori, sur des préjugés souvent sans fondement ?

Enfin, je veux également répondre que l'Ami Lecteur qui croit que je "crache dans la soupe" est un lecteur qui est complètement passé à côté de ce blog ! Il a peut-être lu un article, un peu ironique, un peu plus au second degré, ou celui concernant le proviseur-adjoint. Mais il n'a peut-être pas pris le temps de lire le reste, car sinon il aurait compris que je ne suis pas prof par hasard, je ne suis pas prof parce qu'il fallait bien faire quelque chose, ni parce que finalement il y a une sécurité de l'emploi, ou parce qu'il y a des vacances tous les six semaines.

Je suis prof par passion, par conviction, et parce que j'aime ce métier.
Je suis prof parce que j'ai été l'élève de Jacques.
Je suis prof parce que je suis fait pour ça.

Si je n'étais pas passionné par mon métier, je ferais autre chose. Il y a des tas de métiers intéressants, et même où on gagne plus qu'en enseignant.
Alors, non, je ne crache pas dans la soupe.
La soupe, elle est bien maigre, je ne me permettrais pas de la gâcher en crachant dedans.

Pour celui qui comprend ça, tant mieux.
Pour celui qui ne veut pas, qui ne peut pas comprendre, tant pis.

Ami Lecteur, tu as le choix.
C'est comme la télé. Tu n'as qu'à appuyer sur un bouton et la boite à images s'éteindra.
Là, tu n'as qu'à cliquer sur ta souris, et tu quittes ce blog.
Celui qui apprécie restera, reviendra.
Celui qui ne comprend pas, n'apprécie pas, il passe son chemin, je ne l'agresse pas, je le respecte tout autant que les autres, alors qu'il fasse de même, qu'il ne m'agresse pas, qu'il me respecte.

Voilà tout ça, juste pour dire que depuis quelques temps, il n'y a pas d'article.
C'est un peu lié à ça.

@ bientôt, Ami Lecteur...

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samedi 10 mai 2008

Sport et vidéo !

Ami Lecteur,

j'espère que tu passes un bon week-end ( prolongé ).
Moi, ça va, merci.

En attendant d'autres articles de Leto ou Ghanima, voilà deux petites vidéos, d'abord une que je trouve marrante :
( spécial amateurs de foot ! )
Tu vas voir, le gardien va tirer le pénalty.
Il marque, mais...

Et ensuite, je me dois de mettre la vidéo d'un but en handball, que je trouve génial.
Bon, le son est un peu agressif, baisse tes enceintes !
Et pour repérer ou pour voir directement LE but que j'aime bien et que je veux te montrer, suivi de son ralenti, sache qu'il se trouve à 2'20 et se termine à 2'30 !
C'est court !
Mais bon, tu peux aussi regarder les autres buts si tu veux...
Observe comme le gardien de but est dégoûté ! Il donne carrément un coup de pied au tireur !
Pas fair-play !

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samedi 26 avril 2008

Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites

levy5

Ami Lecteur,

à mon retour d'Italie, dans ma boite mail, un mail en provenance du site de Marc Levy : son nouveau livre sort le 15 mai 2008 !

Et rien que la vidéo de Marc Levy parlant de ce livre à paraître, j'ai hâte de le lire !

A ne pas rater !
Toutes les infos sur le prochain livre de Marc Levy : toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites

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mercredi 16 avril 2008

Leto, le prof en vacances...

Ami Lecteur,

Ghanima, les enfants et moi, nous partons demain matin, tôt, pour 10 jours de vacances.
Ne sois pas étonné de ne plus nous croiser sur ce blog d'ici le 27 avril.

Ghanima préfère ne pas dire où on part, elle a comme un zest de superstition, je ne sais pas pourquoi.
Mais promis, à notre retour, on te racontera !

idetailEn tout cas, on n'est pas partis pour de vraies vraies vacances depuis notre retour de la Martinique, soit depuis bientôt deux ans !
Et là, ça va être génial !

Tiens, Ami Lecteur, tu peux tenter de deviner où on va, en attendant notre récit de voyage !
Voilà ci-contre un indice.
Il s'agit d'un détail d'une peinture qui se trouve dans un musée quelque part en France.
Cette peinture donne l'indice qui permet de découvrir la destination de nos vacances en famille.

PS : si tu sais déjà où on va, ne le dévoile pas aux autres lecteurs, pas de tricherie lol !

PS2 : purée, j'ai l'impression que mon indice est trop facile ! pfff ! lol

@ bientôt Ami Lecteur !

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lundi 17 mars 2008

Doit-on tout raconter ?

Ami Lecteur,

l'heure est grave.
Après avoir écrit mon article précédent, qui est un vrai roman, je suis allé sur la blogosphère, et je suis tombé sur un article qui m'a énormément gêné.
C'est sur Autrui, un blog que je viens de retirer de mes blogs oscarisés, du coup.
L'article est sur la sécurité routière.

Ami Lecteur, lis cet article en question avant de continuer plus avant.
Cet article me gêne énormément en tant que Lecteur.
Je me pose la question :
Doit-on TOUT raconter ?

Voilà d'abord ci-dessous le commentaire que je lui ai envoyé :

bonjour,
personnellement, je suis choqué.
Je suis désolé, mais je donne mon avis, et j'espère que tu ne supprimeras ce commentaire.
Mais ton article me fait réagir, je réagis donc :
Je trouve ton blog admirablement bien écrit. J'aime beaucoup, et d'ailleurs, je t'avais mis dans mes liens oscarisés sur mon blog.
Mais là, je lisais cet article en me disant : "A la fin, le jeune Mathieu va lui avouer qu'il a quelqu'un de sa famille qui est mort dans un accident de voiture."
Là, tu comprendrais la gaffe, et la douleur pour lui.
Non, au lieu de ça, tu savais déjà.
Je ne sais pas si tu inventes cette histoire, normalement, c'est du vécu, mais si ça s'est réellement passé comme ça, je trouve très grave que tu n'aies pas pris davantage de précautions, et fait attention au fait qu'un de tes élèves a perdu son père dans un accident de voiture l'an dernier.
Evidemment, tu dis à la fin que tu as réalisé ce que tu as fait.
Mais là encore, la manière dont tu termines cette narration me glace : j'ai la désagréable impression que tu utilises froidement les émotions de ce jeune, que tu fais volontairement dans la pathétique, quand moi à ta place, j'aurais trop honte d'avouer avoir commis une bourde aussi impardonnable.

Bref, du coup, je vais mettre ton blog un peu en retrait, ne serait-ce qu'un temps, je l'ai retiré de mes blogs oscarisés.

J'espère que tu ne m'en voudras pas de cette réaction, autant je suis à côté de la plaque, mais c'est ce que m'inspire ton article.

Amicalement,

Leto.

Je ne pense pas qu'on peut TOUT raconter.
Hier, j'ai écrit un mail à une ancienne élève, et un passage du mail était assez amusant, je me suis demandé si je n'allais pas le publier sur mon blog, et parler en même temps de cette ancienne élève.
Ghanima m'a dit que non, je ne devais pas, et elle avait raison.
Ce que je lui écrivais était personnel.
Cela pouvait la choquer que je l'affiche sur mon blog. Même en n'indiquant que la partie amusante, en anecdote.
Ce n'est pas parce qu'on change parfois un prénom que ce qu'on raconte n'appartient plus aux autres.
On doit parfois faire attention.

Le but est-il de raconter, raconter à tout prix, raconter pour qu'on dise, ouah ce qu'elle raconte bien, au mépris de ce qui est raconté ?
L'auteur du blog en question a un très bon style.
Et justement, dans cet article, ce style est au summum. Elle écrit admirablement bien. C'est excellent. Mais c'est là que ça me choque encore plus : je lis cet article avec un sentiment de malaise, j'ai l'impression que l'enfant, sa douleur, deviennent des instruments au service du style.
J'ai l'impression de me retrouver devant un déballage de la vie privée des autres, de la douleur des autres, dans l'unique but de faire du bon article.
Lorsqu'un journaliste est payé pour faire cela, déjà, c'est critiquable.
Mais nous, auteurs de blogs, que gagnons-nous à utiliser, à instrumentaliser la douleur d'autrui ?

Je peux te heurter en exprimant mon malaise, ne pas être compris, mais je suis choqué, là, maintenant, dans l'instant, je réagis donc.
Peut-être, et certainement, enfin j'espère, l'auteur du blog dont je parle n'a pas vu la chose ainsi, et a voulu parler avec tendresse, avec respect, de Mathieu, et de sa douleur.
Mais personnellement, j'ai été choqué.

Et au delà de cet article, je me pose donc la question :
jusqu'où peut-on écrire ?
Jusqu'où a-t-on le droit d'aller dans un blog ?
Qui peut nous lire et se reconnaître, et être blessé par la manière de raconter ?

Cela me rappelle une histoire douloureuse.
Sur comment faire mal à quelqu'un sans s'en rendre compte.
Ghani et moi avons voulu être parents jeunes.
Je voulais être père à 20 ans !
Nous habitions Valence, et Ghani a été enceinte.
Jusqu'à son quatrième mois de grossesse, tout se passait bien.
Nous avions même choisi un prénom : si c'était une fille, elle se serait appelée Lena.
Pili, la meilleure amie de Ghani, était enceinte en même temps que Ghani.
Elle trouvait très joli ce prénom de Lena que nous avions trouvé pour notre bébé si c'était une fille.

A quatre mois de grossesse, fait douloureux en soi déjà, Ghani a perdu notre enfant.

Pili a accouché à son tour.
Elle nous a appelés, nous étions les premiers à la maternité, soit quasiment deux heures seulement après la naissance, tant nous étions proches.
Et Pili nous a dit qu'elle avait changé d'idée, elle n'allait pas appeler sa fille Lydia.
Elle allait l'appeler Elena.

Nous avons été choqués, blessés.
De Lena à Elena.
Nous étions convaincus que si nous avions eu une fille, et l'avions appelé Lena, Pili n'aurait pas changé d'idée pour son prénom.

Voilà comment on peut blesser quelqu'un sans s'en rendre compte.
Mathieu, ou Ghani, quelle que soit la personne qui est touchée, il faut prendre garde à la portée de nos actes, de nos écrits et de nos choix dans la vie.

( PS : j'ai demandé son autorisation à Ghani et lui ai lu cet article avant de le publier. )

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vendredi 14 mars 2008

Aurait-on perdu Mireille d'Arc à Cannes ?

mireilledarc2Ami Lecteur,

lors de mes pérégrinations sur le net, en observant ici et là les recherches des internautes sur les moteurs de recherche, je me suis aperçu que le top des recherches en ce moment concerne une actrice française.

Quel est donc la raison de ce soudain regain d'intérêt pour le cinéma français ?
Le film de Dany Boon a-t-il donc tant frappé les français qu'ils se replongent dans le cinéma populaire des années 70-80 ?

Pleins de gens cherchent subitement "Mireille d'Arc en photo à Cannes' ou encore 'Mireille d'Arc et Philippe Lavil" ou "Photo Mireille d'Arc 2004".

Quel est donc ce mystère, cher Ami Lecteur ?

Depuis une opération à coeur ouvert dans les années 80, et sa séparation avec Alain Delon, Mireille d'Arc n'a guère plus tourné, sinon pour la télévision.
Pourquoi donc ce regain d'intérêt pour Mireille Aigroz ( son vrai nom ).

Récemment, elle a été décorée de la Légion d'Honneur par Jacques Chirac.
Faut dire qu'aussi Jacques a profité de ses dernières années de Présidence pour décorer à tout va tous ceux qu'il avait envie d'honorer, tant qu'il en avait encore le pouvoir.

Début 2007, Mireille monte sur les planches et interprète Sur la route de Madison au Théâtre Marigny en compagnie d'Alain Delon.
Elle retrouve d'ailleurs avec beaucoup d'émotion l'homme qu'elle a aimé, et semble toujours beaucoup aimer.

Mais alors, pourquoi tant de gens cherchent sans cesse Mireille d'Arc ?
Et pourquoi à Cannes ?
Et pourquoi en 2004 ?
Ah Ami Lecteur, je n'aime pas les mystères non élucidés !
Serait-il possible que tout comme les maths et le français, Mireille aurait mystérieusement disparu ?

Pas du tout !
J'ai trouvé le fin mot de l'histoire.
J'aurais préféré ne pas trouver.
Avant de savoir, je pouvais me dire que les français étaient tous soudainement atteints de Mireille d'Arc-Mania aigue, que peut-être Mireille d'Arc avait trouvé le moyen d'intriguer la France entière, à propos d'évènements extraordinaires, à Cannes, en 2004, et seulement révélés aujourd'hui, après tout Cannes est symbole du cinéma français et mondial.
Rien de tout ça.
La solution à cette énigme est purement, simplement pécuniaire.
Tous ces gens sont à la chasse au trésor !
Hé oui !

En fait, il s'agit d'une émission sur M6, le matin.
On doit trouver qui est le mystérieux personnage dont le visage est caché, et qui se trouve sur une photo donc, aux côtés de Mireille d'Arc. Chaque jour, la cagnotte augmente. Personne ne trouvant le personnage, la somme à gagner dans ce cas précis grimpe de plus en plus ! On approcherait des 100 000 euros je crois.

mireilledarc

Ah ! Quand la Télévision fait perdre la tête aux français !
La côte de Mireille d'Arc explose sur le net.
Pas pour des questions culturelles.
Uniquement par l'appât du gain.
Enfin, ça se comprend dans un sens : si je savais qui c'était, le gars sur la photo à côté d'elle, franchement, Ami Lecteur, tu crois que je serais là, à écrire cet article ?
Je téléphonerais moi aussi, pour une fois, pour participer à l'émission, et donner ma réponse.
Après tout, 100 000 euros, c'est pas mal non ?
Mais franchement, je ne suis pas les actualités concernant Mireille d'Arc au point de savoir qui serait à côté d'elle sur la photo.
Et puis, bon, je pense bien que des tas de gens doivent faire exploser le standard de M6, payant plus tard sur leur facture téléphonique non seulement une partie des 100 000 euros du futur gagnant, mais encore une somme confortable à M6 par dessus le marché.
Ils se disent que ce n'est rien, juste quelques euros, pour la chance de peut-être être sélectionné et peut-être ensuite trouver le nom du mystérieux inconnu, et gagner le pactole.
En fait, c'est un peu comme le loto. 

A noter également, Ami Lecteur, le fait que Mireille d'Arc soit la marraine de la Chaîne de l'Espoir, une association qui a parrainé 15000 enfants dans le monde depuis 15 ans, et opéré 1500 enfants en 2007.
On peut donc se dire que peut-être ceux qui cherchent désespèrement Mireille d'Arc, et le mystérieux inconnu qui figure à ses côtés sur cette photo, tombent de temps en temps sur le site de la Chaîne de l'Espoir.
Mais y restent-il le temps de s'intéresser à cette association ?
Ou quittent-t-ils rapidement ce site, déçus de ne pas y avoir trouvé la réponse à l'énigme de leur vie, et fâchés après la Chaîne de l'Espoir de leur avoir fait perdre leur temps, à chercher sur leur site, au lieu d'afficher clairement sur leur page d'accueil l'information suivante ?

mireilledarc3

Ami Lecteur, sais-tu ce que j'ai envie de dire à tous ces chercheurs de la Photo Mystère ?
J'ai envie de leur dire ça :
"Allez, chercheurs fous, au lieu de donner à M6, pensez à donner pour parrainer un enfant dans le monde !
Ah c'est sûr, vous n'aurez aucune chance de gagner les 100 000 euros !
Mais que sont 100 000 euros comparés à la vie d'un enfant ?
Et si toi, le chercheur fou , toi qui vas trouver le mystérieux homme aux côtés de Mireille d'Arc, oui, toi qui vas être l'heureux gagnant de 100 000 euros, si dans ta recherche frénétique, tu passes par ce blog de prof, et si tu lis ces lignes jusqu'au bout, pense à faire un don !"

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mercredi 12 mars 2008

Il était le dernier

vangogh

Ami Lecteur,

quand je me suis levé ce matin, je ne savais pas encore que ce jour serait à retenir.
Aujourd'hui, je me dois de parler de Lazare.

Aujourd'hui, Lazare a quitté ce monde.
Aujourd'hui, à 12H45.
Où étais-tu Ami Lecteur, aujourd'hui, à 12H45 ?
Moi, j'étais sur la route, dans ma voiture, seul, de retour de ma matinée de cours.
C'est drôle, maintenant que je repense où je me trouvais aujourd'hui à 12H45, je me rappelle qu'à cette heure exacte, saisi de je ne sais quelle tristesse soudaine, comme d'une mélancolie, j'ai pris mon téléphone, et tout en conduisant, en mettant mon haut parleur, j'ai appelé ma Ghanima, pour me réconforter, pour entendre sa voix, j'avais un peu le vague à l'âme.
C'est étonnant.
Peut-être ai-je senti le souffle de Lazare qui partait pour un autre monde ?
Et toi, Ami Lecteur, as-tu senti le dernier souffle de Lazare aujourd'hui ?

Il était italien, Lazare.
Ce n'est pas un de mes élèves.
Bien au contraire, j'aurais pu être son élève, que dis-je, mon père aurait pu être son élève, mon grand-père aurait pu être son élève si Lazare avait été prof.
Il n'était pas prof.
Mais s'il l'avait été, il en aurait eu des choses à transmettre.
Et nul doute qu'il les a transmises, sans être prof de quoi que ce soit.
Cela lui tenait à coeur de témoigner.
Lazare Ponticelli avait 110 ans.
Lazare Ponticelli était le dernier soldat de la première guerre mondiale.
Le dernier survivant d'un conflit qui fit dix millions de morts.

lazareponticelliIl était la mémoire vivante d'une guerre terrible, où des jeunes gens ont été envoyés alors qu'ils avaient un âge où on doit penser à aimer, à profiter du bonheur du soir qui tombe, auprès des siens, un âge où on aime une femme, qui vous aime ou ne vous aime pas encore, mais qui vous aimera bientôt... Peut-être...  Un âge où on rêve d'un monde en paix.

Lazare Ponticelli comme son nom l'indique était italien.
Il représente plus encore que le dernier poilu de la Grande Guerre.
Il représente des générations d'étrangers qui se sont battus pour la France.
En 1939, à la veille d'une autre guerre, bien terrible aussi, alors qu'on leur avait promis que la première serait la Der des Ders, sans savoir qu'on l'appellerait la Première justement, Lazare Ponticelli a été naturalisé français.
Tout un symbole dans ce dernier poilu franco-italien, dans une Europe qu'il aura pu voir, où toute idée de conflit guerrier entre nos nations est désormais impossible et où nos seuls antagonismes seront désormais autour d'un ballon, rond ou ovale, et autour de célèbres coups de tête.

Après plusieurs refus, il avait fini par donner son accord pour des obsèques nationales, à la condition que ce soit à la mémoire non d'un seul homme, mais de tous ceux qui sont tombés durant cette guerre.
Il n'aura pas attendu que l'histoire le rattrape pour témoigner dans les écoles de son parcours d'italien parti de son pays, seul, à 9 ans, pour fuir la misère, en allant vers ce Paradis qu'est la France pour de nombreux italiens.
A 17 ans quand il s'engage dès l'automne 1914 au 4e Régiment de marche de la Légion étrangère, "la Légion garibaldienne" qui compte six petits-fils de Giuseppe Garibaldi, il fait quelques semaines de classes et le voilà au front dans la forêt d'Argonne en décembre 1914.

soldatsLe dernier Poilu est mort aujourd'hui.
C'est un jour important, Ami Lecteur, car à partir d'aujourd'hui, le devoir de Mémoire nous appartient.
Le devoir de Mémoire nous appartient à tous.
Pour que ne se renouvellent pas des horreurs du siècle dernier.
Pour qu'on n'oublie pas Lazare et ses camarades, dont beaucoup étaient nos arrières grands parents, ou nos grands parents.
N'oublions pas ceux qui se sont battus pour la France, durant la première et la seconde grande guerre, n'oublions pas ceux qui ont été déportés.
Quelle que soit la guerre, ils se sont battus pour la France des Droits de l'Homme, pour la France des Lumières, pour une France qui ne doit pas aujourd'hui renier son passé, et qui doit rester Terre d'Accueil.
Une France qui doit rester une Lumière dans le monde d'aujourd'hui, en dépit des Nationalismes, en dépit du Racisme, en dépit des politiques de l'ADN de toutes sortes.

Lazare Ponticelli nous quitte aujourd'hui.
Saluons le dernier Poilu.
A Lazare, qui a toujours voulu "porter le souvenir de (ses) camarades" morts sur le front, et dont on dit qu'il était "un semeur d'espoir qui refusait la fatalité", à Lazare qui refusait toujours de se reposer enfin en disant :"Il faut que les jeunes sachent.", à Lazare, je laisse le mot de la fin :
"vous tirez sur des pères de famille, c'est complètement idiot la guerre."

Posté par profdusud à 17:24 - Leto et le Vaste Monde - Commentaires [18] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 1 mars 2008

Quand Leto fait les comptes

vieilhommemer

Ami Lecteur, bonjour,
Voilà l'info du jour !

Football: Teddy Sheringham va mettre fin à sa carrière à 42 ans
[2008-03-01 15:39] LONDRES (Reuters) - L'ancien avant-centre international anglais Teddy Sheringham mettra fin à sa carrière à la fin de la saison à l'âge de 42 ans.

Je ne sais pas qui c'est, Teddy Sheringham, mais je constate une chose : les footballeurs aussi, ils doivent accomplir 42 annuités pour la retraite.
Franchement, je ne comprends pas pourquoi on a tant protesté, nous autres, enseignants, quand on nous a mis en place les 42 annuités pour la retraite.
Ben ouais, quoi ! La retraite à 42 ans, c'est cool non ?

Quoi ? ... Que dis-tu Ami Lecteur ?
42 annuités, ça ne veut pas dire 42 ans ?
Mais alors... C'est qu'on m'aurait menti !

42 annuités, ça veut dire 42 ans, oui, mais de quoi ... ?
De service ?
42 ans prof ?
Arrête, c'est une blague !
J'ai commencé à ... hum je calcule... 25 ans !
Donc je serai à la retraite à ... heu... je retiens deux, je divise par... Je retiens cinq... Non, je recommence... Ben quoi je ne suis pas prof de maths moi !
Je serai à la retraite à .... TADAAAM !!
67 ans.

vieuxprofHé ben ! Je l'imagine pas le Leto de 67 ans !
Gentil papy gateux ?
Méchant vieux aigri ?
Mort peut-être.

67 ans pour accomplir les 42 annuités.
Voyons, je suis au 7° échelon à 31 ans. En classe normale, il y en a 11.
J'espère qu'ils ont prévu de rajouter des échelons alors, parce que sinon, j'en ai pour 30 ans de stagnation à l'échelon maximal moi !
Ce n'est qu'une question d'économie en fait.
Au départ, on se dit : " Ils sont bêtes ou quoi ? Ils vont payer un vieux prof, peut-être sourd et sénile, à faire semblant d'avoir encore l'énergie de ses 25 ans devant des classes d'élèves de 11 à 18 ans, nés aux alentours de 2030 ! Autant alors prendre un jeune, plus à la page, car né en 2040, lui, un vrai homo sapiens sapiens du XXI° siècle ! Qui surtout sera payé bien moins cher !"

Que nenni ! On a tout faux !
Car le problème, c'est que le vieux Leto de 67 ans, il pourrait avoir la mauvaise idée de ne pas mourir avant ses 107 ans ! Et ça ferait alors quarante ans de retraite à payer, plus le fait de payer le prof recruté pour le remplacer !
Que du calcul ! Que de l'économie !

Et se demande-t-on de l'état mental, physique d'un prof de 67 ans ?
Oh, ne crois pas que je dis que tous les personnes âgées sont séniles, mais combien le sont en réalité ?
Si ton Leto national reste alerte et bien portant, ce que tu me souhaites évidemment, cher Lecteur, je serais alors le vieux sage auprès duquel les jeunes viendraient quérir la bonne parole ( tu parles lol ).
Mais si ton Leto se fatigue, Cher Lecteur, je n'ose imaginer ses cours.
Après tout, n'oublions pas le taux impressionnant de professeurs fatigués ou en dépression.

Mais ça, notre gouvernement ne s'en préoccupe pas.
Après tout, qui aura à supporter le vieux Leto ?
Certainement pas les petits enfants de nos chers ministres.
Eux ont déjà leurs places réservées dans les grandes écoles privées du pays et à l'étranger.

Non, ce qui compte, c'est la logique mathématique.
Plus on rallonge le temps de présence devant les élèves, moins on paie de retraite.
Mieux encore !
Si le prof est trop fatigué, épuisé, après des années de bons et loyaux services, et je peux te certifier, Ami Lecteur, la liste des bons et loyaux services demandés à un prof ne fait que s'accentuer, il n'aura qu'à s'arrêter avant, se mettre en maladie.
Comme ça, d'une pierre deux coups !
Un : les stats de l'absentéisme des profs augmente, ce qui en rajoute à une liste bien longue des défauts que l'on prête à ce corps de métier.
Deux : un de plus qui partira à la retraite sans avoir réussi à remplir son contrat de 42 annuités : hop, et une retraite moins lourde ! Une !

Ben, tu vois, Ami Lecteur, tout ça, ça ne me fait même pas peur !
Je le dis !
Même pas peur !!!!
Je me vois bien moi à 67 ans en vieux sage rigolo et rigolard, d'ici là j'aurais muté dans l'établissement de Charly ! Et on fera faire des tours de trotti à Tati !
Et ce sont eux, nos chers Ministres, qui viendront nous supplier d'arrêter maintenant, et de la prendre enfin cette fichue retraite !

Posté par profdusud à 17:30 - Leto et le Vaste Monde - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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