vendredi 27 mars 2009
Oeuf de dinosaure !
Ami Lecteur,
prochainement, je vais organiser une sortie d'une journée à Arles, et entre autres visites, un passage par le Musée départemental Art Antique.
J'ai donc passé une journée à Arles avec Ghanima et les enfants.
Malheureusement, ce jour-là, la visite de la Cité même a été rapidement écourtée en raison du vent qui était glacial !
Nous nous sommes rabattus sur le Musée Art Antique...
Et là, alors que je prenais des photos des maquettes du musée, j'entends Kenzo et Clara qui s'exclament :
- Ouaaahh ! Un oeuf de dinosaure !
Alors, voilà, je n'y résiste pas, Ami Lecteur, je te montre la photo que j'ai prise de ce fameux "oeuf de dinosaure" !
samedi 21 février 2009
De mon âme à ton âme
Les regrets de mon âme
Murmurent à ton âme des secrets
Qui font de nous ce que nous sommes
Et de notre amour ce qu'il est
dimanche 15 février 2009
Ghanima et Leto
Ami Lecteur,
je n'ai jamais trop aimé les fêtes toutes programmées : à la Saint-Valentin, on s'aime et on se le dit, comme si le reste de l'année on ne s'aimait pas !
Mais bon, je dois avouer que Ghanima et moi avons passé une très agréable Saint-Valentin.
Sans les enfants ( pour une fois ! ), nous sommes allés manger au Don Camillo, à Montélimar.
C'est un restaurant qui nous tient à coeur et vers lequel nous aimons revenir de temps en temps... Ghanima y avait mangé son dernier repas avant l'accouchement de Kenzo, en 2001... Et nous nous souvenons aussi d'une fois où nous y avions été extrêmement bien accueillis avec Stella et Kenzo, en dépit du fait que Kenzo n'avait pas encore un an, et que Stella avait mis des spaghettis partout ! C'était juste avant que nous partions en Martinique.
Bref, depuis notre retour en France en 2006, nous n'y étions pas retournés.
C'était le moment d'en profiter.
Evidemment, un joli bouquet de fleurs que tu peux voir en photo dans cet article attendait Ghanima à l'arrivée au restaurant...
C'était amusant, ils avaient fait LA déco "kitsch" de la Saint-Valentin, avec des ballons roses et blancs devant le restaurant, et à l'intérieur pleins de ballons en forme de coeur un peu partout. D'ailleurs, Ghanima en a ramené un à Clara...
Le repas était excellent, comme toujours au Don Camillo !
Ghanima qui se trouvait face aux allées provençales a vu mon frère passer devant le restaurant, et il est venu nous dire bonjour. C'était sympa de le voir.
Puis il est repassé deux fois devant le restaurant, et il faisait l'imbécile, un peu à la Roberto Benigni.
Ce fut une soirée très agréable, même si le film que nous sommes allés voir après avoir échangé nos cadeaux nous a un peu déçus.
En parlant de cadeaux, Ghanima m'a offert un appareil photo numérique, un petit panasonic très sympa, alors maintenant je vais faire pleins de photos !!
Ben moi, en plus du bouquet de fleurs, je lui ai offert un parfum Jean-Paul Gaultier.
Nous sommes arrivés au cinéma quelques minutes après le début du film, mais bon, nous n'avions rien manqué ! De toute façon, nous connaissions le début...
Il n'y avait que quelques personnes dans la salle, uniquement des couples. Nous nous sommes discrètement installés au fond.
Pour l'Ami Lecteur coquin, je précise que nous n'avons rien fait que la morale réprouve !
Mais bon, au cinéma en amoureux, on se fait des bisous, on se fait des calins...
Et à un moment, sur la fin du film, Ghanima a remis ses bottes qu'elle avait retirées pour être à l'aise... Et là soudain, le silence total dans la salle, et scrriiiiiiitch, la fermeture éclair de la botte de Ghani qui remonte longuement...
A la fin du film, la lumière revient dans la salle, et très naturellement, toutes les têtes se tournent vers le fond. Regards vers nous...
Rhhhôôôô ! Franchement, je ne sais pas ce qu'ils ont imaginé, mais en tout cas, le dernier couple à quitter la salle nous a adressé un petit sourire amical... et peut-être coquin.
Merci à Ghanima pour cette agréable soirée en amoureux...
jeudi 19 juin 2008
Le marteau du menuisier
Ami Lecteur,
grande journée que celle de ce jeudi 19 juin.
Je vais te parler, Ami Lecteur, du rendez-vous de Kenzo.
Ghanima et moi avons emmené Kenzo à Lyon, au Centre Hospitalier de l'Escale, pour que soit confirmé le fait qu'il soit dysphasique.
Rappelle-toi, Ami Lecteur, Ghanima t'a parlé un jour de notre fils... la dysphasie...
Le rendez-vous était à 11H, et le médecin qui nous a reçus a été très sympathique, très agréable, il nous a bien expliqué les choses, il a fait quelques tests avec Kenzo, et avec le dossier très complet que nous avions envoyé, la dysphasie a été confirmée.
Il fera un courrier pour appuyer comme il se doit les demandes d'aide pour Kenzo au niveau scolaire.
Kenzo a bien écouté ce que le médecin lui expliquait, et je pense que ça lui a fait beaucoup de bien.
En effet, les enfants dysphasiques ont tendance à se penser moins intelligents que les autres, alors que justement ils font deux fois plus d'efforts que les autres pour parvenir au même résultat, voire à un résultat moins remarquable.
Pour l'Ami Lecteur qui ne sait pas ce qu'est la dysphasie :
La dysphasie est une anomalie du développement du langage plus ou moins sévère qui concerne un enfant sur 100 en âge d’être scolarisé chaque année en France. Les symptômes ? L’enfant est intelligent, peut savoir résoudre des opérations et des problèmes, mais ne pas trouver ses mots, même simples. Il présente des difficultés à comprendre, à mémoriser des informations et peut avoir du mal à s’exprimer même lorsqu’il comprend. Certains enfants dysphasiques structurent mal leurs phrases.
Il ne s'agit ni d'un retard intellectuel, ni de l'autisme, comme on le diagnostique parfois par erreur.
De notre côté, heureusement que nous sommes revenus de la Martinique.
Là-bas, les institutrices ne faisaient rien pour aider Kenzo.
Là-bas, l'orthophoniste que Kenzo allait voir ne nous expliquait rien, et visiblement ne savait pas pourquoi elle recevait Kenzo.
Dès notre retour en France, nous avons eu la chance de tomber sur une orthophoniste qui a immédiatement pensé à la dysphasie. Et depuis deux ans, Kenzo fait des progrès.
Je ne peux m'empêcher de penser, quand je vois qu'à l'école primaire où étaient nos enfants en Martinique, et qui était une des meilleures écoles de l'île, on tapait les enfants sans aucune raison ( et quand bien même y aurait-il une raison, quelle honte de frapper les enfants comme si c'était partie intégrante du métier quand on est enseignant ! ), quand je vois le racisme auquel nos enfants et nous-mêmes avons été malheureusement confrontés, je ne peux pas m'empêcher de penser que cela aurait été dramatique pour Kenzo d'y rester.
Je ne remercierais jamais assez son enseignante actuelle qui a beaucoup fait pour lui, et son orthophoniste aussi.
Nous avons eu la chance de tomber sur des personnes qui se sont dévouées pour notre fils.
Bien entendu, le chemin à parcourir reste long et difficile, mais petit à petit, Kenzo avance...
Pour parler un peu mieux de la dysphasie, je vais reprendre l'image donnée par le médecin, qui a comparé l'enfant dysphasique à un menuisier devant travailler sans marteau.
Il faut imaginer un menuisier.
Un très bon menuisier.
Un qui sait faire de très beaux meubles.
Il a du bon bois devant lui. Il a de très beaux clous à portée de main. Il voudrait faire son travail.
Et pour cela, il doit planter un clou.
C'est un bon début, non, planter un clou pour bâtir une maison ?
Mais il n'a pas de marteau.
Et il ne peut en trouver nulle part.
Alors ce menuisier doit trouver le moyen de planter ce clou sans marteau.
Lui, il va essayer avec la main, mais même s'il est fort, il aura du mal à planter son clou, et même s'il est très fort, s'il y parvient, ça fait mal de planter un clou avec sa main.
Alors, ce menuisier devra avoir des amis qui l'aident à trouver un moyen de planter son clou.
Il a un ami tailleur de pierre.
Et cet ami lui donne une pierre pour qu'il parvienne à planter ce clou.
L'enfant dysphasique est ce menuisier qui sait ce qu'il veut faire, qui sait faire, mais qui ne trouve plus le marteau pour travailler.
L'enfant dysphasique est obligé de chercher des moyens de contournement pour mettre en mots cette idée qu'il connait mais dont le nom soudain lui échappe. Et souvent, il a besoin d'aide pour y parvenir.
Il y a des enseignants pour penser que le menuisier ne veut pas travailler, qu'il est fainéant, qu'il est stupide, ou qu'il ne pourra jamais parvenir à planter ce clou s'il ne trouve pas le marteau.
Sans vouloir jamais comprendre que le marteau, cet élève ne le trouvera jamais.
Et puis il y a les enseignants qui sont un peu tailleurs de pierre dans l'âme, et qui trouvent la bonne pierre, celle qui aidera au mieux le menuisier à planter son clou.
Et le jour où nous saurons tous comment trouver la bonne pierre pour aider le menuisier à faire son travail, alors beaucoup d'enfants seront un peu plus heureux, et comprendront qu'ils sont plus intelligents, plus doués qu'ils ne le pensent.
vendredi 15 février 2008
Mais d'où viennent Leto et Ghanima ?

Leto et Ghanima à l'âge ingrat lol
D'où qu'ils viennent ces noms de Leto et Ghanima ?
Ils viennent des livres de DUNE, de Frank Herbert.
Leto, c'est LETO II, le fils de Muad'Dib, Paul Atréides, et donc le petit-fils du Duc Leto Atréides, dans DUNE.
Ghanima, c'est la soeur jumelle de Leto II.
Nous avons pris ces surnoms-là quand nous avons créé le jeu de rôle sur Dune, ARRAKIS.
Au hand-ball, ( oui, je fais du hand-ball ) les filles que j'entraîne m'appellent aussi Leto.
J'aime bien ce surnom, ça fait plus italien que Jean-Paul, mon vrai prénom.
Et Ghanima, en vérité, c'est Claudia.
Sinon, là sur cette photo, nous devons avoir environ 16 ou 17 ans pour Ghani, et 17-18 pour moi. Ghani va me tuer quand elle va voir cette photo sur ce blog, lol, mais sachez que depuis elle ne boit plus une goutte d'alcool, et ne fume plus. Moi non plus je ne fume pas, et je bois très très peu souvent.
